Automatisation : près de 400 millions d’emplois risquent de disparaître en 2030

Automatisation : près de 400 millions d’emplois risquent de disparaître en 2030

Pour rester compétitives tout en minimisant les coûts de production, les entreprises doivent rechercher constamment des processus de travail plus efficaces. De ce fait, la plupart d’entre elles misent sur l’utilisation de robots et de l’intelligence artificielle afin d’automatiser certains métiers.

Selon un nouveau rapport de l’institut McKinsey Global, les robots pourraient supprimer 15 % de toutes les heures de travail dans le monde d’ici quelques années. Concrètement, à cause de l’automatisation, près de 400 millions d’emplois risquent de disparaître en 2030.

Les métiers les plus concernés

Selon McKinsey Global, cette transition toucherait sévèrement les opérateurs en machines et les employés du secteur alimentaire. Dans cette catégorie d’emplois vulnérables, on retrouve les assistants juridiques, les travailleurs de fast-food, les comptables, les personnels administratifs, les agents en Back-office et les courtiers en hypothèque.

Bref, ce seront surtout les employés peu qualifiés qui subiront les conséquences de l’automatisation. La raison est que leur intervention pourrait être théoriquement remplacée par des robots. Selon le rapport de McKinsey, 80 à 90 % de la tâche quotidienne d’un opérateur de production pourrait par exemple être assurée par des robots.

Le Japon sera l’un des pays le plus touchés par cette transition

En effet, les Japonais figurent parmi les populations les plus exposées aux risques de disparition d’emploi à cause de l’automatisation. Rappelons qu’en 2016, ce pays a affiché un potentiel d’automatisation de plus d’un quart des heures de travail.

Mais d’autres pays doivent également s’y préparer, à commencer par les États-Unis. Dans le scénario de McKinsey, 23 % des heures de travail pourraient être enlevés aux employés en 2030. Cela équivaudrait à la perte de 39 millions d’emplois.

Enfin, les pays qui seront les moins touchés par ce développement technologique sont ceux les plus pauvres. En effet, la plupart des entreprises qui s’y trouvent ne possèdent pas encore les moyens nécessaires pour investir dans des innovations coûteuses. En Inde par exemple, les enquêteurs avancent qu’environ 9 % des métiers seulement pourraient être automatisés.

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