La logistique française intègre progressivement les exosquelettes
Portés par une dynamique d’innovation, les exosquelettes gagnent du terrain dans les entrepôts et plateformes logistiques. Autrefois réservés au secteur médical ou à la recherche, ces dispositifs d’assistance…
Portés par une dynamique d’innovation, les exosquelettes gagnent du terrain dans les entrepôts et plateformes logistiques. Autrefois réservés au secteur médical ou à la recherche, ces dispositifs d’assistance physique sont désormais testés sur le terrain par des entreprises comme Sonamia, qui a intégré quatre modèles de la société German Bionic début 2025 pour faciliter les tâches de manutention. Ces équipements, semblables à un harnais, visent à réduire la fatigue musculaire et améliorer la sécurité. Parallèlement, la start-up française HMT développe une gamme diversifiée de modèles adaptés à différentes zones du corps, illustrant l’intérêt croissant pour une logistique plus ergonomique.
L’adoption à grande échelle reste néanmoins freinée par plusieurs facteurs. France Supply Chain alerte sur un décalage persistant entre l’innovation et son application concrète. Si l’intérêt est réel, l’intégration des exosquelettes requiert une adaptation des processus, des formations spécifiques et un accompagnement du changement. Le coût initial d’investissement et les contraintes techniques freinent encore leur généralisation. L’efficacité dépend fortement des conditions d’utilisation, d’où l’implication croissante des opérateurs dès la conception pour garantir une adoption durable.
Malgré ces obstacles, les premiers retours soulignent des bénéfices significatifs sur la santé et la productivité. En limitant les efforts physiques, les exosquelettes contribuent à prévenir les troubles musculo-squelettiques, responsables d’un grand nombre d’arrêts maladie. Ils améliorent la posture, réduisent la fatigue et apportent un soutien ciblé sur les zones sollicitées. Le développement de modèles connectés et intelligents, capables de s’ajuster en temps réel, laisse entrevoir une nouvelle génération de solutions compatibles avec les exigences de la supply chain moderne. Estimé à 12,6 millions d’euros en 2024, le marché français pourrait atteindre 45 millions d’euros d’ici 2035, témoignant d’une montée en puissance régulière de cette technologie au service des conditions de travail.
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