Utiliser l’écologie Industrielle et Territoriale pour stimuler les échanges de ressources

Utiliser l’écologie Industrielle et Territoriale pour stimuler les échanges de ressources

Le Pôle Eco-Industries, l’association Auxilia et l’agence de conseil Mydiane, ont récemment essayé de déterminer comment utiliser l’Écologie Industrielle et Territoriale pour stimuler les échanges de ressources.

Ces trois institutions ont ainsi proposé quelques leviers visant à améliorer la pérennité de cette démarche en France.

La gouvernance partagée

Dans un rapport, les trois institutions ont constaté une certaine inertie dans le déploiement des démarches d’Écologie Industrielle et Territoriale (EIT).

Pour ce faire, ils ont consulté des acteurs impliqués dans neuf initiatives d’EIT. Selon eux, pour qu’elles soient pérennes, les démarches doivent se baser essentiellement sur la gouvernance partagée.

Toutefois, il existe certains obstacles, comme le champ de compétence de l’initiateur du projet.

Par exemple, un syndicat de déchets ne doit pas rester sur cette seule thématique. Il faut qu’il ait une vision plus élargie et qui favorise les synergies avec d’autres acteurs. De même, les acteurs publics ne devraient pas être limités par leur statut. Au lieu de cela, ils peuvent prendre en charge d’autres services commerciaux.

Les achats mutualisés

Selon ledit rapport, il est aussi important de maintenir l’engagement des acteurs dans le temps. Les auteurs évoquent donc l’importance de la mise en place des démarches d’achats mutualisés. Ceci permet de stabiliser l’assise financière des démarches d’EIT. Là encore, il faut prendre une certaine précaution.

Selon eux, bon nombre de structures fonctionnent de nos jours avec des financements publics très faibles (en dessous de 30%). Leurs missions sont ainsi orientées vers des activités plus rentables telles que les achats groupés. Le problème est que ces démarches n’impliquent pas toujours une plus-value environnementale.

Les auteurs avancent donc que la plupart des démarches d’EIT connues font état de niveaux de subvention publique élevés (70% à 90%). Sur ce point, ils concluent que les financements publics doivent se faire tout le long du projet, plutôt que de se faire seulement pendant sa phase de lancement. C’est surtout le cas pour les subventions de fonctionnement pluriannuelles.

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