Cybersécurité – Riot, la start-up française qui mise sur les salariés pour contrer les cyberattaques

Cybersécurité – Riot, la start-up française qui mise sur les salariés pour contrer les cyberattaques

Cybersécurité – Riot, fondée par Benjamin Netter, transforme les employés en première ligne de défense face aux cybermenaces. Ce projet est né d’un incident de phishing survenu chez October, son ancienne société. L’événement révèle que même les collaborateurs expérimentés restent vulnérables. L’idée de Riot émerge alors : tester, former et accompagner les équipes pour éviter que l’erreur humaine n’ouvre la porte aux pirates. Rapidement, l’entrepreneur développe un outil capable de simuler des attaques pour mesurer l’exposition réelle d’une entreprise.

Intégrée à l’accélérateur américain Y Combinator en 2020, la jeune pousse se structure dans un contexte pandémique. Le télétravail généralisé renforce la pertinence de sa solution. Riot commence par des campagnes de phishing simulées, puis élargit son offre. Elle propose aujourd’hui un ensemble d’outils intégrés à Slack ou Teams. Les services vont de la détection de fichiers mal partagés à la formation continue contre les ransomwares ou les deepfakes. L’objectif est clair : éduquer sans complexité, tout en maintenant l’intérêt des salariés.

En 2024, Riot compte près de 2 000 entreprises clientes et protège plus de 2 millions de salariés, principalement en Europe. La start-up emploie 140 personnes et a levé 45 millions d’euros. Son modèle repose sur un abonnement annuel ajusté au nombre d’employés. Le panier moyen s’élève à 10 000 euros, mais peut atteindre 500 000 euros pour les grandes structures. Benjamin Netter ambitionne de sécuriser 10 millions de collaborateurs et de devenir le leader européen de la cybersécurité des équipes. Pour lui, les infrastructures ne suffisent plus : il faut aussi renforcer les réflexes humains face à des attaques de plus en plus sophistiquées.