Robotisation – Face à la hausse de la demande et à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, Evolutis automatise le polissage de ses cotyles. Ce spécialiste français des implants médicaux fabrique 230 000 pièces par an, principalement pour les hanches, les épaules et les genoux. L’entreprise s’est appuyée sur le Cetim, via sa plateforme Quatrium, pour développer une cellule robotisée dédiée à cette opération critique. Réalisée par Arcos, la machine est désormais en fonctionnement dans le nouvel atelier de Roanne.
Le cotyle, pièce creuse en demi-sphère, doit atteindre un état de surface « poli miroir », sans défaut, pour garantir la qualité des prothèses. Jusqu’ici manuel, ce travail exigeant reposait sur des opérateurs difficiles à former et à recruter. La cellule robotisée assure désormais l’ébavurage et le polissage intérieur comme extérieur. Elle traite entre 3 et 5 pièces par heure, sans interruption. Selon Pierre Bernat, directeur de production, ce projet renforce l’autonomie d’Evolutis et anticipe sa croissance. Melody Besson, cheffe de projet robotique, souligne l’appui déterminant du Cetim dans la conception du cahier des charges et la sélection des partenaires.
Le bénéfice est immédiat : qualité constante, gain de productivité et valorisation de l’image industrielle de l’entreprise. Morgan Duvert, polisseur expérimenté, note que le volume produit est bien supérieur, avec une finition irréprochable. Evolutis, fondée en 1999, exporte la moitié de sa production vers une cinquantaine de pays. Depuis 2025, elle opère depuis une usine de 7 000 m² à Roanne. Forte de cette première expérience, l’entreprise prévoit d’étendre l’automatisation à d’autres étapes, comme le chargement de machines ou le polissage d’autres composants, en fonction des besoins liés à son développement.




