Fondée il y a trois ans dans une modeste chambre étudiante, la start-up Theker a rapidement pris son envol en mêlant robotique et intelligence artificielle. En 2025, elle a levé 18 millions d’euros pour accélérer son développement dans l’automatisation industrielle. À travers des robots capables de s’adapter en temps réel à leur environnement, Theker entend révolutionner les chaînes de production. Grâce à des systèmes de vision fondés sur le deep learning, ses machines détectent anomalies, obstacles ou objets variés, tout en réagissant instantanément. Une technologie taillée pour répondre aux exigences de l’industrie 4.0.
À l’origine du projet, deux ingénieurs formés en Catalogne : Carla Gómez Cano et Jiaqiang Ye Zhu. Le duo, d’abord réuni autour d’un projet associatif de robotique, a multiplié les récompenses internationales avant de se lancer en affaires. Leur parcours universitaire en computer vision et deep learning a servi de tremplin à leur ambition entrepreneuriale. L’entreprise compte déjà parmi ses clients le géant espagnol Inditex, maison-mère de Zara, qui figure également parmi ses investisseurs. Malgré les approches de grands groupes américains, Theker a choisi de s’appuyer sur des capitaux européens, affirmant ainsi sa volonté de renforcer l’écosystème continental.
Installée à Barcelone, où elle emploie une trentaine de collaborateurs, Theker ambitionne de devenir une référence mondiale tout en défendant une souveraineté technologique européenne. La capitale catalane, riche en talents et en infrastructures dans le domaine de l’IA, s’impose comme un terreau idéal pour cette jeune entreprise. Forte d’un carnet de commandes bien rempli, elle aspire à placer l’Europe au cœur de la prochaine révolution industrielle, en misant sur l’innovation locale pour concurrencer les mastodontes chinois et américains.




