Enquête sur les causes de ruptures des contrats en alternance

Enquête sur les causes de ruptures des contrats en alternance

Le FAFIH, Fond national d’Assurance Formation de l’Industrie Hôtelière, est l’organisme paritaire collecteur agrée en charge des entreprises de l’hôtellerie, de la restauration et des loisirs. Il s’occupe de la collecte des contributions des entreprises du secteur en matières de formation professionnelle afin de financer les actions de formation des salariés.

La Fafih a également une action d’information, de conseil et d’accompagnement des entreprises. Dans ce cade, il a réalisé dernièrement une étude portant sur les différentes causes de rupture des contrats en alternance auprès des entreprises du secteur. Les contrats d’apprentissage ou de professionnalisation sont en effet courant sur ces catégories de métiers.

Le taux de rupture des contrats en alternance

Sur les parcours préparant aux métiers du secteur de la restauration, de l’hôtellerie, des activités de tourisme et des loisirs, 45 % des candidats inscrits pour les contrats d’apprentissage cessent leur contrat avant le terme prévu, contre 33% en contrats de professionnalisation.

Après avoir rompu un contrat, certains alternants reprennent un contrat d’alternance dans les 6 mois qui suivent un travail saisonnier ou une réorientation. Cependant, ils sont encore nettement moins nombreux que ceux qui ont abandonné (c’est-à-dire qui ont définitivement rompu leur contrat sans avoir repris un contrat d’alternance 6 mois après).

Ce taux d’abandon est de 25 % pour tous les contrats d’alternance confondus (apprentissage et professionnalisation). 15 % des abandons sont liés à une embauche majoritairement dans ce secteur.

Les principales causes de rupture des contrats en alternance

Selon l’étude effectuée par le Fafih, les facteurs qui favorisent la rupture sont liés à :

  • un parcours moins motivé et réfléchi par des jeunes issus de leur scolarité sans aucune expérience professionnelle
  • un niveau peu élevé et un jeune âge des apprentis dont 63% ont un niveau inférieur au bac contre 54% en moyenne nationale sur l’ensemble des secteurs.
  • des durées de formations plus longues
  • la taille des entreprises : le secteur de la restauration, de l’hôtellerie, des activités de tourisme et des loisirs est dans la majorité composé de TPE. Or, elles sont moins conditionnées à l’encadrement d’un alternant pour empêcher les ruptures.

La conclusion de l’étude du Fafih pour éviter les ruptures de contrat en alternance préconise de développer l’accompagnement des alternants et de mettre l’accent sur la construction du parcours professionnel.

Plus d’information sur les ruptures de contrats en alternance ici.

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